C'était peu de temps après l'élimination-éclair du Cacanadien de MortYial par les Sénateurs d'Ottawa au mois de mai dernier. On venait d'annoncer une réduction de 10¢ du litre d'essence. J'étais sur la route, près du marché Jean-Talon à Québec. Je me suis arrêté à une station service pour faire le plein de mon véhicule afin de profiter de cette "aubaine" aussi subite que surprenante. Je n'ai pas trop prêté attention au gros barbu qui remplissait le réservoir de son 4 par 4 à côté de moi. Il m'a devancé à la caisse pour payer son achat. Alors que j'entrais à mon tour dans le dépanneur, le commis en charge de la caisse chantait au gros barbu le refrain bien connu "Halte là, halte là, halte là, les Canadiens, les Canadiens". J'ai compris tout de suite que le commis se moquait du gros fefan dont le club de hockey chéri venait de se faire passer au "batte" par les Sens. Et moi d'enchaîner en riant : "les Canadiens, les Canadiens, sont pu làaaaaaa".

Le gros fefan barbu s'est baissé la tête et il est sorti en maugréant, et en oubliant même de ramasser son change avant de se sauver... Il est vrai qu'il avait toutes les raisons d'avoir honte de ses "losers". Le commis et moi, on a bien ri ! L'employé de la station d'essence m'a confié que son équipe préférée, les Bruins de Boston, était au moins encore en vie dans les séries éliminatoires. Et moi de le féliciter en vantant Patrice Bergeron, la fierté de l'Ancienne-Lorette, le joueur le plus professionnel de toute la Ligue Nationale, qui joue présentement les héros pour les Bruins, et qui les a grandement aidés à atteindre la grande finale du tournoi de la Coupe Stanley 2013. Bergeron soulève l'admiration des fans des Bruins par son talent, son dévouement extraordinaire, son grand coeur, et son courage à toute épreuve. On se demandait si les tragiques événements du marathon de Boston motiveraient les "B's" ce printemps. On a eu la réponse ces dernières semaines. Les Bruins, qui avaient un peu déçu cette saison, se reprennent merveilleusement bien en éliminatoires. On peut dire la même chose de Milan Lucic qui n'a pas connu une campagne satisfaisante mais qui tire bien son épingle du jeu dans les playoffs.
Il y a beaucoup de partisans des Bruins de Boston dans la région de Québec. Le fanion du club piloté par Claude Julien flotte sur plusieurs automobiles. Celui du torCHon est peu visible depuis qu'il a été envoyé aux boules à mites très tôt ce printemps. L'an dernier, quand j'en voyais un, je me marrais tellement, car les CHaudrons occupaient la dernière place de la Conférence de l'Est. Fallait être "maso" pour s'afficher comme partisan de la CHiasse en territoire des anciens Nordiques... Avec leur 2e position factice en cette année de calendrier tronqué à cause du lock out, les fefans ont redressé la tête, même si la saison de leurs "glorieux" s'est terminée en queue de poisson...comme d'habitude. Les plus mordus de la CHnoutte croyaient même aux chances de leur bleu, blanc, merde de mettre la main sur une 25e Coupe Stanley, mais ils ont vite déchanté... Ils ont plutôt mordu la poussière pour une 20e année consécutive. Les dynasties des CHieux, c'est du passé de plus en plus lointain. Un passé bel et bien mort et enterré...même si l'organisation du Caca ressuscite régulièrement ces années de gloire en commanditant des séries télévisées bidons à RBS ou ailleurs. Quand tu n'as pas un avenir brillant, tu réinventes le passé et tu sers des couleuvres à tes clients-fefans pour nourrir leurs illusions...
C'est une toute jeune fille de onze ans. Pourtant elle en impose déjà par son aplomb et sa détermination. Elle démontre plus de courage et de conviction que toute l'équipe des Canadiens de Mourial au complet. Cette nouvelle inspiration pour tous les anti-habs se nomme Keila Penner. Cette semaine, à l'occasion de la journée du torCHon à son école de Lachine (Maple Grove), ce petit bout de femme a refusé de porter le chandail du CH comme les dirigeants de son institution scolaire l'avaient ordonné à tous les étudiants. Cette fan des Sénateurs d'Ottawa a préféré revêtir l'uniforme de son club favori. Son institutrice en la voyant ainsi accoutrée, l'a envoyée directement au bureau du directeur de l'école. Celui-ci, outré, lui a offert trois choix : enlever son chandail des Sens, le changer pour celui des CHaudrons offert par le professeur d'éducation physique, ou prendre la porte pour retourner chez elle. Sans hésiter, et en se sentant intimidée, Keila a opté pour la dernière solution.
L'affaire a pris une tournure nationale quand le réseau de télévision CBC s'en est emparée. En voyant le reportage au petit écran, le très riche propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, a été indigné par le traitement grotesque infligé à Keila, et il a demandé aux gens de son entourage ce qu'il pourrait faire pour redresser les torts des individus bornés et intolérants de Moronréal. On lui a suggéré d'offrir des billets gratuits à toute la famille de la jeune fille pour la partie de mardi à Kanata (match no 4 de la série éliminatoire de première ronde opposant les Canailliens aux Sénateurs). M. Melnyk n'a pas trouvé cette offre suffisante et il a décidé d'inviter la famille de Keila dans sa loge personnelle du Scotia Bank Place, en plus de se charger du transport de ses invités à bord de sa limousine, et de donner à Keila un chandail des Sens autographié par tous les joueurs de l'équipe.

Cary Penner, le père de Keila, qui a grandi à Ottawa et qui est un fervent partisan des Sens, a déclaré qu'il appuie sa fille à 100%. Il entend rencontrer la direction de l'école Maple Grove afin que le "Habs jersey Day" devienne plutôt une journée au cours de laquelle tous les étudiants pourraient porter le gilet de leur club de hockey préféré, même si ce n'est pas le CHicolore. C'est triste, mais c'est comme ça au Québec. Si vous ne prenez pas pour le torCHon, vous êtes montrés du doigt, on se moque de vous, on vous traite de "troll" ou de frustré des anciens Nordiques de Québec. Et ça c'est quand on ne tente pas carrément de vous intimider. Ça peut aller jusqu'aux menaces ou à la violence, à l'endroit des anti-habs, notamment dans des bars sportifs. Ici, on a pas le droit à la différence. C'est la pensée unique. Dire que les Moronréalaids accusent les gens de la ville de Québec d'être des consanguins à la pensée unique. Ils devraient se regarder dans le miroir, pauvres eux-autres.
Félicitations à Keila qui a su se tenir debout ! Elle a affirmé qu'elle va porter fièrement le chandail autographié qui lui a été remis par les gens des Sens. Chapeau Keila ! We love you !!!

Les habitants de la plupart des pays du monde, perçoivent les Canadiens comme des personnes paisibles, polies, humbles et riches. C'est pourquoi nous sommes généralement bien reçus quand nous allons à l'étranger. Tout le monde a entendu parler de ces jeunes Américains qui, pour être mieux accueillis, lorsqu'ils voyagent dans les pays d'Amérique latine, affichent un petit drapeau canadien sur leur sac à dos.
Lorsque je voyage au Québec, c'est la même chose. Partout, je me sens presqu'en famille. Je partage avec les Québécois, ce sens de l'humour particulier et cette simplicité naturelle que j'aime bien. Mais il y a toujours des exceptions. À Montréal notamment. Chez les montréalais, il y en a encore qui sont habités par ce bête sentiment de supériorité, qui les rend détestables. Ils croient que plus gros (économie, population) et plus haut (gratte-ciel, centre-ville) c'est mieux.
Pour avoir séjourné pendant deux ans dans la métropole, je peux dire qu'il y a peut-être des avantages à vivre dans une grosse ville, mais qu'il y a également des inconvénients majeurs. Tellement que les montréalais préfèrent demeurer dans les banlieues. Pour être moins affectés par les importants problèmes urbains, sociaux et environnementaux qui minent la cité de l'ex-maire Tremblay, devenue ingouvernable depuis la dernière réforme municipale.
Les banlieusards qui se rendent travailler à Montréal en payent le prix : des heures et des heures bloqués dans la circulation, à respirer la pollution et à subir les affres d'un climat difficile. Rien de drôle là-dedans. Pas plus que de circuler dans certains quartiers délabrés de la ville. Dans des rues jonchées de déchets, de junkies, de sans abri; et encombrées par des travaux qui n'en finissent plus (le réseau d'égoût est en ruine). Le soir, attention aux membres de gangs de rues et autres criminels du Montréal souterrain. Plaque tournante de la drogue (port de Mourial) au nord du continent américain, la métropauvre est depuis les années 1940 un bidonville de plus en plus corrompu. La capitale des "affaires croches" et de la racaille.

Malgré tout, les montréalais ont la grosse tête, comme dirait les Français. Beaucoup de ces êtres supérieurs, qui gravitent autour du Mont Royal, ont la tête enflée à cause du club de hockey Canadien de Montréal. Parce que cette équipe a déjà été championne, (même si c'est dans un passé de plus en plus lointain), beaucoup de ses partisans sont encore fanatiques, arrogants et baveux. Si vous osez critiquer ou vous moquer du CH et de leurs fefans, vous vous exposer à un règlement de compte brutal.
Forcément, ce besoin de se sentir supérieurs aux autres, rappelle un peu les nazis, adeptes de la supériorité de la race aryenne, dans l'Allemagne des années 1930 à 1945. Si, par exemple, vous rencontrez un de ces montréalo-aryens, et qu'il apprend que vous êtes un citoyen de la ville de Québec, il esquissera un sourire moqueur et adoptera une attitude condescendante et hautaine à votre endroit. Pas loin du mépris.
Pourtant, comme le disait Patrick Lagacé, journaliste de LA PRESSE, qui ridiculise depuis longtemps Québec et ses habitants, cette attitude n'a plus sa raison d'être (elle ne l'a jamais eue d'ailleurs). Dans un article paru dans LE SOLEIL, il admet que : «si Montréal allait super bien, on pourrait encore se permettre d'être hautain envers Québec. Mais Québec est sur une lancée depuis deux ans, alors que Montréal accumule les revers. On ne peut faire la leçon à personne».
Ça s'applique au CH itou. Il n'y a jamais de bonnes raisons de lancer des pierres aux autres lorsque l'on habite une maison de verre. Chers montréalais, chère race de seigneurs, règlez donc vos problèmes de plus en plus urgents, au lieu d'aller faire les fanfarons à Québec et dans les régions pour venir nous dire qu'on est des pas bons et des quantités négligeables...