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lundi 1 janvier 2024



LE  CANADIEN  DE  MONTRÉAL  EN  SÉRIES !

Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !  Avouez que je vous ai bien eu avec le titre de mon billet !  Le Canadien de Montréal en séries !  Suprême bonheur pour les fefans du CH...  Immense déception pour les Anti-Habs...

Mais non, le torCHon en séries, ce n'est pas le Cacanadien en séries éliminatoires.  Ce qui signifierait une forme de respectabilité pour le club de la métropauvre moronréalaide.  Mais ici, "séries" veut dire "séries de défaites", contre divers clubs de la Ligue Nationale de Hockey.

"Séries de défaites" pour attester de la pourriture de ce club de broches à foin qui éprouve ses cinglés de partisans depuis trois décennies.  Et qui, par conséquent, réjouit les Anti-CHaudrons depuis tant de lunes !


L'autre jour, après une autre démoralisante défaite contre les Hurricanes de la Caroline (5-3, jeudi 28 décembre 2023), l'idée m'est venue de faire une recherche sur les séries de déboires et d'humiliations des CHieux contre diverses formations de la LNH.

Les médias d'information avaient noté que ce plus récent revers contre les Canes était le 15e dans les 17 derniers affrontements entre les deux équipes.  Une neuvième défaite de suite des CHaudrons en Caroline.  Les misérables Canailliens n'ont pas savouré la victoire à cet endroit depuis le 7 avril 2016 !  C'est inouï !

Mais il y a pire !  Les Habs-Not n'ont pas gagné au Minnesota, contre le Wild, depuis le 20 mars 2011 !  Ayoye !  Neuf échecs consécutifs contre cette formation du Nord des USA, proche des Grands Lacs.  La fiche des Cannes à CHiens lors des dix-sept dernières parties contre eux : deux petits gains, quinze revers.  Ça fait pitié !


Contre les clubs de la Floride, c'est également pitoyable !  Le Lightning de Tampa Bay détruit le torCHon depuis si longtemps.  Y compris dans les rares occasions où le Gros Chiard a participé aux séries de fin de saison.  Les hommes du coach Jon Cooper ont ainsi anéanti les fous espoirs des fefans de la CHiasse en 2021 et en 2015, lors des séries Stanley.

Hier, les Bolts ont aligné une douzième victoire consécutive contre les pauvres Cacanadiens.  Depuis la saison 2016-2017, ils ont compilé un dossier de 17-4 face aux vauriens de l'entraîneur de pee wee Martin St-Louis (0-6 contre T.B.).  Les CHieux n'ont pas triomphé à Tampa depuis le 31 mars 2016.  Une éternité !

Ce qui est le plus drôle c'est que les fefans du Caca assistent toujours en grand nombre aux matchs de leurs favoris en Floride.  Les rencontres contre le Lightning et les Panthers, dans le "Sunny State" ont traditionnellement lieu lors de la période des fêtes de fin d'année.  Les Snowbirds CHicolores se retrouvent alors souvent sous le chaud soleil de la Floride et ils se rendent en masse aux matchs des CHaudrons contre les formations floridiennes.


Immanquablement, les infortunés fefans assistent à de cinglants revers de leurs p'tits gars poCHes.  Il en est ainsi contre les Panthers aussi.  C'est sept revers d'affilée contre eux depuis la saison 2019-2020.  Huit défaites en neuf matchs.  Le dernier gain du torCHon à Sunrise remonte aux calendres grecques, le 28 décembre 2018 !

Parmi les autres séries honteuses du club des Molson, mentionnons :


🏒 Contre les Maple Leafs, quatre défaites de suite à Toronto.  Neuf échecs en onze parties dans la Ville Reine depuis la saison 2017-2018.

🏒 Quatre revers consécutifs aux mains des Golden Knights de Las Vegas au cours des quatre plus récentes rencontres.

🏒 Misérable fiche de 3-11 contre les Devils du New Jersey depuis la saison 2016-2017.  Dont sept défaites en huit joutes devant les fefans, à Mourial.


🏒 Pas plus de chance à Boston pour les CHaudrons.  Leur dernier gain à Beans Town contre les Bruins date du 27 octobre 2018.  Depuis la saison 2017-2018, les Cacas d'CHiens montrent un piètre palmarès de 4-13 contre les "B'S".

🏒 Contre les Sharks de San Jose, la fiche du CH est pathétique : depuis la saison 2011-2012, trois petites victoires en dix-sept rencontres.

🏒 La Californie n'est décidément pas hospitalière pour la Sainte Guenille.  Elle n'a pu éviter la défaite à cet endroit depuis le 5 mars 2019.  Globalement, à domicile ou à Moronréal, les Kings affichent un reluisant dossier de 12-5 depuis la saison 2013-2014.



🏒 Les Predators de Nashville comptent également parmi les bêtes noires de la CHiure : les porte-couleurs de celle-ci n'ont pas gagné à Nashville depuis le 3 janvier 2017 (0-3 depuis ce temps).  Depuis la saison 2017-2018, Les Preds ont inscrit sept gains dans les huit derniers duels entre les deux formations.

🏒 C'est aussi sidérant de constater que les Stars de Dallas ont remporté leurs six derniers matchs à MortYial contre les piteux Canassons de la métropauvre.  Un seul petit gain des Habs contre les Stars dans les sept derniers affrontements.

🏒 Les Habitants étant des mauviettes et des peureux reconnus, vous vous doutez bien qu'ils n'ont guère eu de succès à Philadelphie, où les robustes Flyers les ont toujours attendu de pied ferme !  Les «Non Glorieux» se sont inclinés quatorze fois dans les dix-huit dernières parties là-bas, dans la Ville de l'Amour Fraternel.



🏒 Enfin, bien que les Sénateurs d'Ottawa ne représentent pas une équipe particulièrement dangereuse, ils ont tout de même renversé les Canailliens lors de leur cinq derniers matchs contre eux.

Voilà, c'est un autre aperçu du CH à titre de club pourri depuis des temps immémoriaux.  Une autre preuve de leur longue et pénible déCHéance.  Pour le prestige de leurs nombreuses Coupes Stanley de jadis, on repassera !  Depuis 30 ans, ils ont plus de scandales et de honte à leur débit, que de raisons de se réjouir à leur crédit.  Au grand plaisir des Anti-Habs !

Dans un prochain article, sur mon blogue «L'Anti-Habs Illimité», je vais détailler la fiche des meilleurs "Habs Killers" des vingt dernières années.  Ces joueurs ont excellé contre la troupe de vauriens des Canailliens.  Vous le devinerez, plusieurs de ces as anti-CH appartiennent à des clubs qui ont fait mal paraître les Chaudrons au cours de cette période faste pour nous, les Anti-Sainte Guenille...  

mardi 19 septembre 2023



MARTIN ST-LOUIS OU L'ART DE S'ENFARGER EN PARLANT...

On croyait avoir eu notre voyage avec les points de presse confus de Dominique "Dumb" Ducharme.  Son successeur, Martin "Pee Wee" St-Louis n'est pas mieux.  Depuis sa nomination à titre d'entraîneur des CanaCHiens, il multiplie les déclarations qui n'ont ni queue ni tête.


Il parle un dialecte qui n'est ni du franglais, ni de l'angfranc, si vous voyez ce que je veux dire ?  Pas vraiment ?  Bon, c'est un langage qui appartient seulement à Tintin St-Louis !  Et c'est à l'image des performances de son club sur la patinoire : très mauvais et difficile !



En tous cas, les humoristes et les farceurs s'en régalent.  Ils en profitent, comme la bande de l'émission de télé "Infoman" et le comédien et animateur Marc Labrèche pour rire des bourdes linguistiques de St-Louis, dans des parodies ou des sketchs désopilants.

D'ailleurs, St-Louis lui-même rit de ses propres maladresses.  C'est comme son «coaching».  Une vraie «joke» !  Voyez la vidéo ci-dessous...



lundi 2 janvier 2023

LES DEUX DE PIQUE DU CH : JOEL ARMIA.


Il y a quelques jours, Michel Bergeron, l'ex-entraîneur professionnel, et maintenant commentateur des matchs du Canadien de Montréal au Réseau des Sports de TVA, a fait une montée de lait en déplorant que Tintin St-Louis, actuel coach du CH, ait fait jouer Joel Armia sur le premier trio de l'équipe, pour compléter Nick Suzuki et Cole Caufield.

Peut-être que le petit entraîneur de pee wee du CH voulait relancer Armia, le gros ailier finlandais de 29 ans, qui est sur une séquence de 28 matchs sans avoir marqué un but.  Sa dernière réussite remonte au 11 avril 2022, contre son ancienne équipe, les Jets de Winnipeg.  Ces derniers avaient échangé, ou plutôt «donné» Armia au torCHon, le 30 juin 2018.

Évidemment, l'expérience d'Armia sur la première ligne n'a rien donné de bon et elle a été de courte durée.  Malgré tout, malgré son jeu peu inspiré et ses déboires sur la patinoire, St-Louis s'acharne à lui donner des chances en le faisant même évoluer sporadiquement sur l'avantage numérique (moyenne de 47 secondes par rencontre).

Il est vrai que l'on ne peut pas parler d'un jeu de puissance pour les Canailliens : il est au dernier rang de la NHL avec un très faible taux de "succès" de 15½ % !  Celui des Oilers d'Edmonton est premier avec 32,1 % !



Rien n'y fait.  Pourtant, avec seulement Caufield et Suzuki qui font régulièrement bouger les cordages des filets adverses, le Cacanadien aurait bien besoin de soutien offensif secondaire de la part de joueurs comme Armia, en ex-premier choix de repêchage (16e au total, en 2011, par Buffalo).

L'ex-DG des CHaudrons, Marc "Symphorien" Bergevin ne lui avait pas consenti un contrat de 4 ans, 13,6 millions de $$$, en juillet 2021, pour qu'Armia se contente d'une fiche de zéro but, 3 petites aides (- 7) en 26 parties cette saison.  Il a lancé 45 fois au but mais il a raté 18 fois la cible, en plus d'afficher un atroce 28,6 % dans le cercle des mises au jeu.

En 2021-22, ce ne fut guère mieux : 6 buts, 8 passes, 14 points (- 15) en 60 joutes.  Depuis que ses copains finlandais Artturi Lekhonen et Jesperi Kotkaniemi ont quitté le club, Armia se traîne les patins et semble avoir la tête ailleurs.



Lorsque, par chance, il se retrouve devant le filet adverse avec la rondelle sur son bâton (qui semble peser une tonne), c'est le jeu de la patate chaude et il est incapable de tirer au but.  Son jeu est plus souvent qu'autrement désynchronisé et mou.  Bref, c'est une vraie farce !

On le fait maintenant jouer avec Jonathan Drouin, l'autre Habs-Not qui "travaille" lui aussi sur une disette de près de 30 matchs consécutifs sans marquer !  Quelle belle paire de joueurs poches et nuls !  Olé !  Olé !  Olé !  Faites la vague crétins de fefans !  Le ressac de la vague va vous revenir dans la face !

vendredi 22 avril 2022

GUY LAFLEUR (1951-2022) : LA MORT EMPORTE UN VRAI DE VRAI...



Deux des plus grandes légendes du hockey, Mike Bossy et Guy Lafleur, viennent de nous quitter à quelques jours d'intervalle.  À plus d'un point de vue, ils se ressemblaient beaucoup.  Ils sont tous les deux décédés du cancer du poumon.  Ils ont dominé le monde du hockey comme peu de joueurs l'ont fait dans l'histoire de notre sport national.  Même force de caractère, même amour passionné de leur sport, même immense talent brut, deux travailleurs acharnés et perfectionnistes obsessifs.  Toutes des caractéristiques des grands athlètes.

Dans un article écrit pour mon blogue TEMPLE DE LA HONTE DU CH (https://templedelahonteduch.blogspot.com/2015/08/savoir-comment-sy-prendrecest-dire-pas.html) j'ai abordé comment le Canadien de Montréal a maltraité ou n'a pas honoré quelques-uns de ses plus valeureux porte-couleurs, vers la fin de leur carrière ou après leur retraite.

La liste est longue.  Mentionnons seulement les Jacques Plante, Henri Richard, Bernard Geoffrion, Émile Bouchard, Patrick Roy, et Guy Lafleur.  Même le grand Jean Béliveau a été hué par les fefans du Canadien à sa dernière année de carrière (1969-1970) quand la Sainte Flanelle a raté les séries éliminatoires pour une rare fois.  C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis devenu un Anti-Habs.







Après avoir été le meilleur joueur de l'histoire du hockey junior au Canada, avec les Remparts de Québec, Lafleur a été repêché par le CH après une série de manigances du directeur gérant du tricolore Sam Pollock.  Déjà, à un si jeune âge, Guy avait une tonne de pression sur les épaules.  On le faisait photographier avec Maurice Richard et le Gros Bill (Béliveau) en le désignant déjà comme le successeur de ces deux légendes.

Est-ce en raison de cette pression énorme, ou de contraintes reliées à la tentative de l'enfermer dans un système de jeu qui ne lui convenait pas, qui ont fait que le nouveau numéro 10 a tardé (pendant trois ans) à s'affirmer avec le club dont il rêvait depuis son enfance ?  Ironiquement, c'est le même problème qui le poussera à prendre prématurément sa retraite quatorze ans plus tard.  Étouffé par le système défensif préconisé par l'entraîneur Jacques Lemaire, le démon blond n'est plus lui-même, et, trop fier pour accepter sa baisse de rendement, et son temps de glace de plus en plus réduit, il lance la serviette.

Le Canadien aurait-il pu lui donner la chance de continuer sa brillante carrière en l'échangeant à une autre équipe, dans laquelle il aurait été plus libre d'exprimer son immense talent offensif ?  

Auparavant, Lafleur avait eu d'autres raisons d'éprouver de la rancoeur envers les dirigeants du CH, en particulier, le président de l'équipe, Ronald Corey.  Bien qu'il était incontestablement le meilleur joueur du club (et de la LNH) il était sous-payé.  Quatre ou cinq de ses coéquipiers gagnaient plus d'argent que lui.  Lafleur a même dû menacer de faire la grève (un précédent, à l'époque) pour forcer les propriétaires de l'équipe à reconnaître sa valeur...

De plus, par-dessus le marché, après avoir été poussé indûment à la retraite, Lafleur accepta un poste d'ambassadeur ou d'agent de relation publique avec le tricolore, seulement pour être congédié -à nouveau- un an plus tard, parce qu'il revendiquait un meilleur salaire pour ses services.  Une nouvelle guerre de "Corey", en quelque sorte !




Après avoir été poussé vers la sortie par le Canadien, "Flower" continue de jouer pour le plaisir dans des matchs amicaux ou pour le bénéfice de bonnes oeuvres.  Évidemment, ce n'est pas du hockey professionnel mais plusieurs observateurs remarquent son aisance, sa vitesse, son excellent coup de patin, la force de ses lancers.  Ils se demandent pourquoi Lafleur ne joue plus professionnellement.  Son agent et ami Yves Tremblay pense la même chose et se met à rêver à un retour au jeu de son protégé.

Après avoir contacté quelques clubs de la LNH pour sonder leur intérêt envers cet ambitieux projet (dont Lafleur lui-même n'est pas au courant), les Rangers de New York, par l'entremise de leur entraîneur Michel Bergeron et du gérant général Phil Esposito, lèvent la main et montrent leur ouverture à cette idée qui semble très audacieuse.  Tremblay convainc Guy de tenter l'aventure et celui-ci prend la chose très au sérieux.

Avant de tenter sa chance au camp d'entraînement des Rangers, qui, cette année-là (1988) se déroule à Trois-Rivières, Lafleur subit un dur entraînement de boxe.  Il se présente à Bergeron et à Esposito dans une resplendissante forme physique.  Avant même la fin de son premier match d'exhibition, Esposito est si impressionné qu'il décide tout de go de lui faire signer un contrat.

Après une saison à New York, où il tient son bout en étant capable de compétitionner dans la grande ligue, Guy viendra terminer sa carrière avec les Nordiques, à Québec (deux ans), une ville chère à son coeur depuis ses années de gloire avec les Remparts.  Durant sa tournée d'adieu, Lafleur a enfin le sentiment de terminer sa carrière comme il était en droit de le faire.  Il reçoit les hommages, la reconnaissance et l'amour des amateurs de hockey partout où il passe.  Il est acclamé et il a la satisfaction d'avoir poussé sa passion du hockey jusqu'au bout...ce que le Canadien de Montréal ne lui avait pas permis.

Guy Lafleur était un hockeyeur spectaculaire, une super vedette au style unique en son genre.  C'était l'idole d'un peuple et ce dernier l'aimait tellement parce qu'il était resté un homme du peuple, accessible, généreux, gentil.  Gentil et généreux comme sa propre idole, Jean Béliveau.  Fougueux, leader, franc comme Maurice Richard.  Mais avec en plus ce savoureux sens de l'humour qui le rendait si sympathique.  On l'aimait et il nous aimait.  Tout naturellement et simplement.















Il n'acceptait pas les demi-mesures et la médiocrité, qui sont devenus les marques de commerce du Canadien de Montréal au cours des 25 dernières années.  Je me rappelle avoir bien ri quand Guy avait dit que le CH avait quatre 4e trios...  Ce fut tout le contraire quand je l'ai vu à Québec, en octobre dernier, lorsqu'on a retiré à jamais le numéro 4 qu'il avait brillamment porté dans ses formidables années dans la Ligue Junior Majeure du Québec.

On avait également dévoilé l'oeuvre d'art à sa gloire devant le Centre Vidéotron. De voir ce grand Québécois, amoureux de la vie, jadis une force de la nature, miné par la maladie, se sentant prématurément condamné, malheureux de faire ses adieux à tous ces admirateurs autour de lui, c'était d'une tristesse à fendre le coeur... 

On va s'ennuyer du franc parler, de l'entregent et du sens de l'humour de Ti-Guy !  En haut, précédé de justesse par Mike Bossy, que d'anecdotes savoureuses et d'éclats de rire les deux compères vont partager !  En apprenant le décès de Mike, Guy avait déclaré qu'il avait le coeur lourd.  Il n'a pas tardé à le rejoindre.  Qui se ressemblent s'assemblent !  Au plus haut des cieux !  Salut les gars ! Deux «vrai de vrai» champions !

Lors de sa vraie retraite, le 31 mars 1991, Québec lui avait rendu tout un hommage dans le vieux Colisée.  Pour voir la belle cérémonie qu'on lui avait réservée, voir mon article sur mon blogue NORDIQUEBEC : https://nordiquebec.blogspot.com/2022/05/la-legende-de-ti-guy-quebec-31-mars-1991.html      

mardi 15 février 2022

LE CH, UNE DES PIRES ÉQUIPES DE TOUS LES TEMPS : MAIS, MAIS, VOIR UN FEFAN PLEURER (2)



Le Canadien de Montréal est la risée de toute la Ligue Nationale de Hockey.  Une des pires équipes de l'histoire.  Ils ont perdu leurs dix derniers matchs et 23 de leurs 25 derniers.  Ils sont bien installés dans la cave du classement général.    Ils  sont à 13 points du Kraken de Seattle, un mauvais club d'expansion.


Leurs têtes dirigeantes tombent l'une après l'autre.  Leurs joueurs rêvent d'être échangés pour fuir l'enfer du bidonville de Mourial.  Leurs partisans ont honte de leur ex-glorieux et ils se cachent, pour pleurer ou avaler leurs anti-dépresseurs.


Depuis que Nikita Kucherov les a ridiculisés dans son point de presse après avoir gagné sa deuxième Coupe Stanley d'affilée avec le Lightning de Tampa Bay, rien ne va plus pour les fefans du Cacanadien de MoronsRéal.  Kucherov ne voulait pas retourner dans la métropauvre après avoir vu l'incroyable scène de liesse des fefans, célébrant la seule victoire du torCHon en finale, lors du match précédent la victoire décisive des Bolts.


Tout ça m'a inspiré une seconde version de VOIR UN FEFAN PLEURER.  J'en avais déjà écrit une sur mon blogue L'ANTI-HABS ILLIMITÉ en 2013, quand les CHaudrons étaient aussi minables que maintenant.  Voici le lien :

https://lantihabsillimite.blogspot.com/2013/01/bien-sur-les-habs-sont-bons-derniers.html




C'est une saison de rêve pour les Anti-Habs.  Savourons-là à plein !  Allons ! Chantons tous en choeur, sur l'air de la célèbre chanson de Jacques Brel, VOIR UN AMI PLEURER (vidéo ci-dessous).


«Bien sûr les Habs sont bons derniers,

Ils l'ont tellement bien mérité,

Sur la glace ils font tant pitié,

C'est le comble d'la médiocrité.


Bien sûr les fefans sont cachés,

Ils ne rêvent plus de Coupe Stanley,

Les Anti-Habs eux sont comblés,

De voir tous ces fefans pleurer.


Pas besoin de se suicider,

Dans le fond c'est juste du hockey,

Les Anti-Habs sont enchantés,

Mais... voir tous ces fefans pleurer...




Bien sûr les joueurs sont écoeurés,

Ils rêvent de se faire échanger,

Surtout quand ils se font huer,

Par tous ces fefans névrosés.


Le boss des CHieux n'ose plus parler,

Il perd des sous, il est navré,

Les fefans ont beau critiquer,

Il les laisse dans leur merde crouler.


Pas besoin de se suicider,

Dans le fond c'est juste du hockey,

Les Anti-Habs sont enchantés,

Mais...voir tous ces fefans pleurer...




lundi 27 septembre 2021

MERCI RÉJEAN !


Au cas où vous ne l'auriez pas encore découvert, les articles que j'écris sur mes blogues anti-canadiens de Montréal (CH) sont de nature humoristique.  Oh !  Parfois je m'échappe et je deviens trop sérieux.  Je joue au gérant d'estrades.

J'oublie le but et la raison pour lequels j'ai créé ces blogues.  Le but c'est de «jouer» avec le club de hockey Canadien de Montréal.  «Jouer avec», non pas en chaussant les patins et en revêtant l'uniforme tricolore pour m'aligner avec l'équipe; mais «jouer» dans le sens de «m'amuser de».

M'amuser en me moquant de ses performances, mais surtout de ses propagandistes, de ses dirigeants, et de ses partisans, spécialement ceux que le célèbre journaliste Réjean Tremblay appelle les «fefans» !

C'est sur ce dernier sujet que je veux revenir.  J'ai déjà pondu un billet là-dessus, il y a une douzaine d'années https://lantihabsillimite.blogspot.com/2009/08/quest-quun-fefan.html mais on me pose encore beaucoup de question sur la définition du mot «fefan».

Même si le mot en question ne se retrouve dans aucun dictionnaire, et que son auteur, Réjean Tremblay, ne l'a jamais défini clairement, il a laissé assez d'indices sur sa signification pour que l'on puisse deviner ce qu'est un «fefan».  Si bien, qu'au Québec, d'où vient le mot, il est entré dans le langage courant et qu'il «fait parler» !

En fait, les questionnements à son sujet viennent surtout de mes lecteurs internationaux, qui sont fort nombreux, notamment aux États-Unis, en Russie et en France.

Pourquoi et comment Réjean Tremblay a-t-il créé ce mot ?  D'abord, il ne faut pas s'étonner qu'il l'ait inventé.  Journaliste sportif depuis une cinquantaine d'années, écrivain, chroniqueur, scénariste renommé, Tremblay, 77 ans, originaire du Saguenay Lac St-Jean, est un amoureux de la langue française.  Sa longue et riche carrière est couronnée de succès.  En témoignent les nombreux prix et récompenses qu'il a mérités : trois prix Gémeaux pour la meilleure série dramatique (Scoop 1993, 1994, 1995); Gemini Award en 1988 pour la série télévisée «Lance et Compte»; Prix du Québec Jules-Fournier en 1983 pour la qualité de son écriture journalistique.

Monsieur Tremblay a «couvert» d'importants événements sportifs partout sur la planète (Jeux Olympiques, Courses de Formule Un, boxe, tennis, football, hockey, etc).  Il ne s'est pas contenté de rapporter des faits.  Ce n'est pas un simple reporter.  Il possède cette immense curiosité, -plus grande qualité d'un journaliste-, qui l'amène à débusquer la vérité en creusant au fond des choses, là où bien des confrères moins zélés ne veulent pas aller, soit par paresse, parce que c'est trop difficile ou trop risqué.

Chercher par tous les moyens, trouver les réponses aux questions essentielles, analyser profondément, bien réfléchir, et, ensuite, trouver les mots justes pour livrer les fruits de ces découvertes toujours passionnantes, voilà ce que Réjean Tremblay a accompli pendant la grande majorité de son parcours exceptionnel, en qualité de journaliste sportif le plus renommé du Québec.

Parce qu'un article de journal doit non seulement être vrai mais surtout intéressant, Réjean Tremblay a excellé dans cet art d'attirer l'attention du lecteur.  Doté d'un sens critique hors pair, le journaliste du Journal de Montréal est aussi un polémiste aguerri et un débatteur coriace.  Il aime combattre avec les mots, quitte à soulever des controverses et à se faire des ennemis.  Intelligent, tout en pimentant ses sujets d'écriture ou ses commentaires médiatiques, il sait éviter le libelle diffamatoire.  Il ne faut pas oublier son sens de l'humour qui teinte agréablement ses écrits et ses commentaires.

Diplômé en lettres et en pédagogie (1965, Université Laval, Québec), Réjean Tremblay, dont quelques-unes des séries télévisées ont fait le tour du monde, -comme lui d'ailleurs-, a commencé sa carrière à titre de professeur de latin et de grec dans des écoles de Chicoutimi.  Sa connaissance de ces langues anciennes ont fait de lui un savant étymologiste, capable de remonter à l'origine de la composition des mots.  Ce qui l'a sûrement aidé aussi à maîtriser admirablement la langue française et à connaître autant de succès durant sa prolifique carrière.

Ce qui explique aussi qu'il ait pu créer aisément et naturellement le mot «fefan».

Je soupçonne également Tremblay d'avoir appris l'art de la rhétorique durant ses études.  Sachant ainsi comment argumenter, il n'a jamais de mal à désarçonner les pauvres fefans qui le détestent et qui osent le défier en duel contradictoire.  Ces fefans sont de bien curieuses bêtes.  Ils sont uniques en leur genre.  C'est sans doute pourquoi Réjean Tremblay a trouvé nécessaire de les «nommer», pour ainsi les démasquer, et les révéler au monde entier.

En espérant peut-être que sa savoureuse invention fasse un jour son entrée dans le dictionnaire de la langue française !  Ce qui serait une autre de ses nombreuses réussites !

Merci et félicitations Réjean !  Par ton immense talent, tu nous as non seulement bien informés, mais tu nous as tellement bien divertis, en plus de nous faire aimer notre belle langue française !  Mais ça, les fefans ne peuvent ni l'apprécier ni le comprendre !

Dans un prochain article, je vais m'attarder justement sur l'étymologie du mot «fefan».  En riant, bien entendu...             

samedi 5 décembre 2020

25 ANS APRÈS SON DÉPART PRÉCIPITÉ DU CH, PATRICK ROY N'A TOUJOURS PAS DE SUCCESSEUR DIGNE DE LUI...



Il y a 25 ans, en ce début de décembre, Patrick Roy disputait son dernier match dans l'uniforme du Canadien de Montréal.

Ce soir-là, du 2 décembre 1995, le célèbre no 33 ne l'avait pas.  Encaissant but après but contre les Red Wings de Détroit, Roy était la cible des fans du CH qui tournaient en dérision le moindre petit arrêt de routine qu'il effectuait.

À bout de nerfs, Roy leva les bras en l'air pour répliquer à la foule après une de ces salves d'applaudissements dérisoires.

Après qu'il ait accordé un neuvième but aux Wings, son entraîneur en chef, Mario Tremblay, mit enfin un terme à l'humiliation du gardien en le rappelant au banc.

Passant devant le président du club, Ronald Corey, assis tout près, derrière le banc des joueurs, Roy s'adressa à lui en l'informant qu'il venait de jouer sa dernière partie avec son équipe.


Tremblay, qui n'a pas fait de vieux os comme coach en chef dans la Ligue Nationale (même pas deux ans) voulait peut-être donner une leçon à son gardien, en prolongeant le supplice de celui-ci devant son filet, contre les Red Wings.

Il trouvait peut-être que Roy prenait beaucoup trop de place dans le vestiaire.  Qu'il nuisait à son autorité.  Peut-être voulait-il le remettre à sa place pour lui montrer que c'est lui qui menait et que personne n'est plus gros que l'équipe, avec le Canadien de Montréal.  

Oui, Roy prenait beaucoup de place, mais ses coéquipiers étaient d'accord avec ça, sachant trop bien ce qu'ils lui devaient, surtout après le rôle primordial qu'il avait joué dans la récente conquête de la Coupe Stanley de 1993.

Le divorce de Roy et du CH est vite devenu inévitable et le gardien, après dix années de bons services avec Montréal, fut échangé à l'Avalanche du Colorado.  Le Canadien ne devait jamais s'en remettre.



C'est drôle de constater à quel point son dernier successeur, Carey "Jesus" Price a essayé de marcher sur les traces de son idole Saint Patrick Roy. 

Surtout au début de sa carrière à Mourial.  Même attitude rebelle et fantasque (les deux gardiens ont réagi de la même façon contre les fefans qui les ridiculisaient -photo ci-haut, en-dessous du titre).  Même tête dure et enflée, caractère bouillant et colérique, pas mal aussi "cocky", mais... pas les mêmes résultats sur la patinoire...

Price a certes connu quelques bons moments devant le filet des Habs, en saisons régulières.  Mais contrairement au défiant Roy, qui était miraculeux en sérieux éliminatoires, Scary Price a toujours croulé sous la pression en pareilles circonstances.

Il n'a jamais rien gagné d'important en séries de la Coupe Stanley.  Quand ça comptait vraiment.
   


Ouais...  N'est pas Roy qui veut... Un Roy sans qui le Canadien entamera bientôt une quatrième décennie sans Coupe Stanley...

Peut-être que Price aurait été moins fendant s'il n'avait pas eu la certitude que ses patrons étaient de son bord depuis le tout début, quand ils en ont fait un choix élevé (5e) de première ronde en 2005.

Un statut de chouchou qui a d'ailleurs froissé beaucoup l'autre gardien du Canadien Jaroslav Halak, ainsi que son agent. Tellement que ce dernier a fait des sorties publiques pour manifester son mécontentement et demander à ce que son poulain soit échangé.

Demande qui lui a été accordée, non pas avant que Halak vienne brillamment en relève plusieurs fois à un Price qui ne livrait pas la marchandise.  

La symbolique la plus parfaite de cette conviction (coulée dans le béton) d'un Price dauphin du "roi" Roy, c'est quand on a vu les deux personnages poser pour les photographes durant les cérémonies entourant le retrait du numéro 33 de l'ex-gardien du tricolore.


Il me semble que le chandail no 33 était pas mal trop grand sur les épaules de Scary (photo ci-dessus)... Beaucoup de fefans croient encore dur comme fer qu'il a la même stature grandiose que Saint Patrick, mais sans championnat à son actif, Price ne lui arrive pas à la cheville.

mardi 28 janvier 2020

LE CH ENCORE EN DÉBÂCLE : FICHE PLUS QUE GÊNANTE À DOMICILE...ET APRÈS ? !

Le Cacanadien de Mourial connaît encore une autre saison pénible pour ses partisans.  Ses détracteurs s'en réjouissent.  Ses propriétaires s'en fichent...du moment que le "cash" ($$$) continue de rentrer quand même...

FEFANS FIDÈLES MÊME SI ABUSÉS

Car ce groupe de proprios, les frères Molson en tête, a beau abuser des fefans du CH en pratiquant une politique agressive d'augmentation perpétuelle des prix des billets, des stationnements, de la bière (Molson, of course), des hot dogs, des chandails de joueur et autre camelote de toutes sortes, : cette clientèle captive poursuit ses achats sans relâche et sans désemparer.

Au point de vue marketing, ce serait même une erreur de baisser les prix car tant que le client est prêt à payer "trop cher" pour les mêmes produits, il faut continuer de l'exploiter à fond.

À la suite de deux séries de huit défaites consécutives, on a bien vu dernièrement quelques mordus du torCHon se couvrir honteusement la tête d'un sac de papier brun, au Centre Bell.  Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fous des CHaudrons ont déliré en réclamant des échanges de joueurs les plus farfelus les uns que les autres.  Ces pauvres hères, malades de la rage, ont grand besoin d'antidépresseurs.  On voit également beaucoup plus de billets soldés à moitié prix sur les sites de revente.  Mais rien pour inquiéter vraiment les investisseurs, détenteurs des clefs du coffre-fort du Centre PouBell.  Même si c'est un peu moins vrai qu'avant, le Canadien, à Montréal, c'est toujours l'opium du peuple.

OUBLIEZ LE CANADIEN : PLACE AU «GROUPE CH»

À un rythme soutenu de 150 millions de dollars de profits par année, et avec une des franchises valant le plus cher dans la Ligue Nationale, pourquoi les propriétaires des CHieux aurait des raisons de ne pas être satisfaits ?  Sans compter que les temps ont bien changé depuis le tournant du XXIe siècle, quand personne ne voulait du club et que le gouvernement a dû financer l'Américain George Gillett pour qu'il achète ces mal-aimés.

C'était un scénario inverse à celui de 1995, quand le gouvernement péquiste de Jacques Parizeau a refusé de soutenir les Nordiques de Québec, qui ont ensuite filé au Colorado.  Le PQ ne s'en est jamais remis, dans la capitale nationale et, d'aucuns, comme Me Guy Bertrand (récemment, dans ses mémoires), ont affirmé que le référendum de 1995 avait été perdu par le camp du "oui" à cause de cette trahison envers les gens de la région de Québec.  

Si les Molson ont rassemblé un groupe d'investisseurs pour racheter le club de hockey canadien, c'était dans un dessein bien planifié.  Avec un plan d'affaires bien ficelé.  Depuis vingt ans, le Canadien de Montréal n'existe plus vraiment.  Du moins, pas dans son statut d'avant.  Il fait maintenant partie du «Groupe CH».  Un immense conglomérat qui englobe : le club de hockey, sa marque de commerce et tous ses produits dérivés; d'énormes bâtiments (dont le Centre Bell); des restaurants; des immeubles à condos; evenko, pour la production de concerts et de spectacles, etc. 

Certes, le Canadien est encore une bonne source de revenus, relativement sûre, pour le «Groupe CH», mais ce n'est plus la seule.  On peut même dire que cette clientèle du hockey, étant considérée "acquise" par les maîtres du conglomérat, fait en sorte que le club n'est même plus la priorité numéro un de l'organisation bleu, blanc, rouge, en termes de développement et d'expansion.

MAUVAISE SAISON MAIS EXCUSÉE PAR LES BLESSURES

Bon, si l'équipe de hockey continue à perdre autant à domicile (dix victoires en vingt-sept matchs jusqu'ici) et est virtuellement éliminée de la course aux séries éliminatoires, c'est possible qu'il y ait une certaine désaffection chez les fans, et qu'il rentre un peu moins d'argent aux guichets ou par la vente du reste de la marchandise CHicolore.

Mais la direction du club a tout prévu.  Depuis quelques années, puisque les revenus provenant d'une participation aux séries de la Coupe Stanley sont peu probables, on s'arrange pour économiser en ménageant de l'argent sous les plafond salarial.  Le service de marketing du CH fait son boulot et s'arrange pour retenir la clientèle en prenant les moyens pour lui donner l'espoir de voir un club compétitif sur la patinoire.

Pour excuser les déboires de cette année, on invoquera sans doute la malchance ou les blessures à des joueurs clés (Drouin, Byron, Gallagher, etc).    

Ce sont là des excuses de "losers".  Les bonnes équipes continuent de gagner en pareilles circonstances défavorables.  Parce qu'elles ont de la profondeur (clubs affiliés dans les ligues mineures), une bonne relève chez les jeunes joueurs, et d'autres hockeyeurs dédiés dans leur alignement pour redoubler d'ardeur et remplacer adéquatement la production des absents.

Ce qui a souvent sauvé les CHaudrons dans les saisons précédentes, lorsqu'ils jouaient à domicile, ce sont les parties faciles, ou les avantages du calendrier.  Ce que l'on appelle les «back-to-back» ou le fait que les clubs visiteurs avaient joué la veille de leur affrontement avec le Caca (qui eux n'avaient pas joué la veille, ou avait même bénéficié de quelques jours de repos).  On pense surtout aux clubs de l'ouest du continent qui sont au milieu ou à la fin d'un éreintant voyage de plusieurs matchs dans l'est.  Ils se présentent souvent la "langue à terre" au Centre PouBell, où ils doivent utiliser leur gardien substitut, contre des Canailliens frais et dispos, soutenus par leurs fefans enragés.

Cette saison les CHaudrons sont trop poches pour profiter de ces situations.  Le 5 décembre, Colorado gagne 3-2 à Montréal, même si l'Avalanche avait joué la veille et le Canadien non.  Même résultat, un échec de 4-2 à la maison, le 3 décembre, face à des Islanders fatigués, après un congé pour le CH.  Le 24 novembre, revers de 6-5 devant leurs fans, contre des Rangers pourtant actifs le soir d'avant, contrairement aux CHieux.  Le 30 novembre, dans les mêmes circonstance, défaite de 4-3 dans la métropauvre face aux Flyers de Philadelphie.

Vous direz que lorsqu'ils évoluent à l'étranger, les Cannes à CHiens doivent se débattre dans les mêmes difficultés face à des clubs hôtes plus reposés qu'eux ?  Pas nécessairement !  Le 5 octobre, les CHaudrons ont arraché une victoire de 6-5 en prolongation alors que ce sont les Leafs qui avaient joué la veille (en Caroline).  Par contre, lors de leur visite à Montréal, le 26 octobre, les Maple Leafs n'avaient pas eu le même avantage.  Ils avaient dû se taper un match le jour précédent avant de perdre 5-2 au Centre PouBell.  Dans les deux cas, c'était le gardien substitut Hutchinson qui était devant le filet de Toronto.

Mentionnons encore des revers du CH à Edmonton (21 déc.), Floride (29 déc.), et Dallas (2 nov.), des clubs receveurs qui, à l'inverse du CH, avaient joué la veille.  Pour couronner le tout, même s'il ne s'agissait pas de «back-to-back», soulignons les trois défaites gênantes, en autant de rencontres, du Cacanadien contre le pire club de la Ligue Nationale : les Red Wings de Détroit !  Le coup de pied de l'âne !   

   

dimanche 3 juin 2018

LE CANADIEN COMME LE CANNABIS


AVERTISSEMENT : Toute ressemblance avec les faits rapportés dans ce texte n'est aucunement fortuite et est plus que plausible...

Sur le coup, j'étais surpris et décontenancé.
J'éprouvais un drôle de malaise.

Comme un léger vertige, semblable à un étourdissement.

Comme si, soudain, je ressentais un décalage avec la normalité des choses.

Un genre de choc post-traumatique.

Mon cerveau semblait engourdi, au ralenti.

Mon premier réflexe fut de me frotter les yeux.  Croyant que c'est eux qui faisaient défaut.

Puis je me demandai si mon état d'instabilité mentale pouvait être causé par ce que j'aurais pu avaler.

Est-ce que c'était un signe précurseur d'une indigestion ?

Ça ne pouvait pas être un effet secondaire d'un médicament, je n'en prends aucun...

Peut-être que, justement, j'avais besoin d'une pilule pour traiter un début d'hypertension artérielle ?  On associe souvent de légers étourdissements aux symptômes de cette maladie...


Je n'avais pas non plus fumé de cannabis ou de pot.  Ces substances hallucinogènes sont réputées pour ralentir les réflexes et tronquer le champ visuel.

Cet aquaplanage de mon cerveau me faisait penser -un peu de travers et de façon embrouillée- au phénomène qui se produit lorsque l'on sort d'un sommeil profond (coma).  On a du mal à revenir à soi.  Notre cerveau nous envoie comme des échos sensoriels.

Mon état physique ressemblait aussi à celui qui suit un brusque changement de vitesse de notre esprit.  Comme, par exemple, quand un bruit ou une personne nous sort brusquement d'un rêve ou... de la lune !

Puis, j'ai enfin allumé !

Qu'étais-je en train de faire ?

J'étais assis sur mon divan, devant la télé, et je regardais le premier match des séries de la Coupe Stanley.


Je compris alors, après quelques minutes d'égarement, pourquoi je n'arrivais pas à suivre le jeu sur mon écran.  Pourquoi mes yeux et mon cerveau semblaient en hibernation.

Après des mois et des mois d'hiver à regarder les Canadiens de Montréal jouer comme les chaudrons qu'ils sont, je m'étais habitué à leur rythme de tortues et de manchots.

Le rythme endiablé du jeu des séries éliminatoires de hockey m'apparaissait donc anormalement rapide et j'étais donc désarçonné, dans ma torpeur, là, en ces moments, dans mon salon, devant mon téléviseur en haute définition, qui me projetait des images plus grandes que nature.

Pfiouf, me dis-je, soulagé !  Je n'étais heureusement pas malade.  C'était naturel que j'ais à faire l'ajustement de la vitesse du jeu entre les lents et amorphes porte-couleurs du torCHon et celui du vrai hockey des séries d'après-saison.

Quand vous êtes assommé semaine après semaine, jour après jour, par les performances somnifères des CHieux de la métropauvre, vos sens ne peuvent pas être aussi alertes ou aiguisés.  Il vous semble que vous patinez vous-mêmes dans la mélasse...

Quand, par exemple, vous voyez sans cesse les lents et emplâtrés défenseurs du bleu, blanc, merde réagir en retard sur les jeux, il se peut que vous deveniez sujets, sans le vouloir, aux mêmes crampes au cerveau.

Le danger est encore plus grand pour les fefans enragés du CHicolore !  Qui sont dopés à outrance, qui attrapent le CH difficile, et qui ont également le foie lent à force d'ingérer les couleuvres indigestes que la direction des Canailliens leur fait avaler année après année...

Lorsque vous regarder aller un escargot géant comme Michael McCarron (photo ci-dessus), qui semble porter lui aussi sa maison sur son dos tellement il peine à avancer en tentant de patiner, vous risquez d'avoir la cervelle ramollie et ankylosée.


On comprend mieux alors ce que les joueurs recrues constatent lorsqu'ils font le saut dans la grande Ligue.

Selon eux, la grande différence entre le hockey majeur et le hockey mineur, c'est la vitesse du jeu, la vitesse d'exécution.  La vivacité de tous les gestes et habilités qu'ils ont appris au cours de leur formation.

Voilà !  Maintenant tout s'éclaire !  Il faut en conclure que, à cause de leur jeu au ralenti, qui se traduit par des embouteillages monstres dans leur territoire, et leur faible offensive qui s'embourbe en zone neutre ou adverse, le Cacad'CHien de MortYial forme un club de hockey mineur, digne des ligues amateurs ou de hockey bottines !

Le maire de Québec, Régis Labeaume, avait donc raison d'affirmer en riant, il y a quelques semaines, à l'émission de télé "Tout le monde en parle" (Radio Tralala), que sa ville n'avait pas besoin d'un autre club junior (outre les Remparts), quand le fou du roi Danny Turcotte, lui a suggéré qu'on lui donne (par dépit) le Canadien de Mourial.

En effet, dans un monde politique qui aime promettre du pain et des jeux à sa population, qui a besoin d'une équipe mineure composée de minables ?  Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !