lundi 17 avril 2017

MATCH No 3 : DES RANGERS DOUX ET INOFFENSIFS COMME DES AGNEAUX DE PÂQUES...


Quel contraste entre la performance des Rangers de New York, lors des deux premiers matchs à Mourial, dans leur série éliminatoire contre le torCHon, comparée à leur piètre démonstration d'hier au MSG !  Nerveux, tendus, figés devant leurs partisans, ils ont laissé les CHieux dicter le ton de la rencontre jusque dans les dernières minutes, avant de se réveiller quand il était trop tard.  Défaite déplorable de 3-1...

Les Rangers ont maintenant perdu leurs six dernières parties éliminatoires à domicile.  Cette série malheureuse remonte au printemps 2015.  Depuis ce temps, ils ont été dominés 21-4 au total des buts marqués chez eux, devant leur foule qui s'impatiente de plus en plus...  De toutes les équipes qui participent aux éliminatoires cette année, les Rangers ont le pire dossier à domicile (saison régulière).  Toutes ces statistiques ne sont pas très rassurantes...  Ils ont par contre une excellente fiche quand ils évoluent sur les patinoires adverses mais il faut qu'ils trouvent le moyen d'être maîtres chez eux.

Hier, seul le gardien Lundqvist a joué avec ardeur et intensité.  Ses coéquipiers ont failli à la tâche même si, donnons-leur ça, les CHaudrons ont disputé un fort match.  Cette fois les hommes de Claude Julien ont minimisé les revirements (8) contrairement à leurs opposants (21).  La plus grande différence toutefois, outre le degré d'intensité et d'énergie des deux belligérants, a été le jeu en avantage numérique.  Le CHicolore a marqué deux fois en pareilles occasions, alors que les Blue Shirts ont poursuivi leur impuissance à ce chapitre en affichant un gros zéro en trois chances (seulement trois tirs au but lors de ces supériorités numériques).  Ils sont maintenant zéro en dix dans la série.  Ça ne peut pas continuer de la sorte s'ils veulent réussir à éliminer la CHnoutte.

Les joueurs des Rangers doivent absolument travailler aussi avec ce sentiment d'urgence, indispensable pour survivre en séries de la Coupe Stanley...

Pourtant, ils ont une bonne offensive.  Mais jusqu'à maintenant, ils ratent trop de filets ouverts, manquent de précision dans leurs tirs, et n'envahissent pas suffisamment le devant du but de Price pour le gêner.  Dans ce dernier département, les Canailliens font mieux devant le cerbère des Rangers.  Hier, les gars du club d'Alain Vigneault ne semblaient pas quoi faire avec la rondelle quand ils l'avaient en leur possession.  Un maigre total de douze lancers au but après deux périodes, quatorze après les premières 52 minutes !  Beaucoup de maladresse, d'incohérence; et un manque de rythme et de créativité en zone offensive.

C'est une bonne tactique de vouloir déjouer Price avec des passes en diagonale, ou transversales, devant sa cage.  Mais elles sont ou bien trop vives, imprécises, superflues, prévisibles ou coupées par les joueurs ennemis.  Mieux vaudrait tirer au but et "jammer le net" en essayant de saisir des retours.

À titre individuel, soulignons quand même le travail colossal du défenseur Shea Weber (je me demande encore comment le Caca a pu l'obtenir en échange de Subban !) qui a excellé pendant pas moins de 29 minutes et 8 secondes sur la patinoire...  Chapeau !  Du côté de New York, encore une fois, Zibanejad, Stepan et Kevin Hayes ont été des poires.  Mais ce sont presque tous les Rangers qui ont été doux et innocents comme des agneaux se faisant dévorer tout rond lors du festin de Pâques...du CHicolore.  

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